Accusé de complicité des assassinats terroristes commis par son frère Mohamed à Toulouse et Montauban en mars 2012, Abdelkader Merah va faire appel de son renvoi devant la cour d’assises spéciale, a indiqué vendredi 18 mars son avocat Eric Dupond-Moretti.
« Abdelkader Merah n’a jamais été le complice de son frère » dans la préparation et l’accomplissement des tueries de mars 2012, a déclaré Me Dupond-Moretti, regrettant qu’il n’ait « pas été question d’envisager une seconde un non-lieu » pour son client « dans le climat actuel ».
« Il a pris des positions radicales. Si on considère que tous les radicaux sont très dangereux, il faut tous les enfermer », a ajouté l’avocat. Il reviendra à la chambre de l’instruction d’examiner cet appel avant la tenue du procès
Quatre ans après les tueries de Mohamed Merah, les juges antiterroristes ont renvoyé mardi en procès son frère Abdelkader ainsi que Fettah Malki, un délinquant toulousain soupçonné d’avoir fourni un pistolet-mitrailleur Uzi et un gilet pare-balles au « tueur au scooter ».
Des parties civiles ont également envisagé de faire appel du non-lieu ordonné pour Mohamed Mounir Meskine, troisième mis en examen, soupçonné d’avoir participé avec les frères Merah au vol du scooter utilisé lors des tueries, ce qu’il nie.
Mohamed Merah a tué sept personnes : le militaire Imad Ibn-Ziaten, 30 ans, le 11 mars 2012 à Toulouse puis, le 15, deux parachutistes de Montauban, Abel Chennouf, 25 ans, et Mohamed Legouad, 23 ans, avant d’assassiner le 19 dans une école juive toulousaine Jonathan Sandler, 30 ans, ses fils Arié et Gabriel, 5 et 3 ans, et Myriam Monsonego, 8 ans. Il a été abattu le 22 mars par la police dans l’appartement où il était retranché.
Israël Actualités avec AFP.
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